L’Etranger

« Réminiscences »

  

« Nous sommes tous des condamnés à mort ».


Alger. 1942. Procès d’assises. Meursault,l’anti-héros par excellence, – ici, le narrateur sacrifié, – est confronté à ses juges… et au regard des jurés, en l’occurrence les spectateurs.


Meursault, le bel indifférent pourrait-on dire…


Indifférent à tout, à la mort de sa mère, à l’amour de Marie et même à son propre destin.


Olivier Malrieu signe là une superbe adaptation du chef d’œuvre d’Albert Camus, adaptation interprétée par Pierre-Jean Peters qui signe également une solide mise en scène laissant la part belle au texte d’une force poignante et qui joué dans le désordre n’en est que plus percutant.


 Le comédien dans un jeu hallucinant de vérité, endosse tour à tour l’ensemble des personnages, du Procureur Général à l’avocat de la défense en passant par Camus lui-même.


Le tout ponctué par une ambiance musicale étonnante assurée par trois bons musiciens, aux guitare et percussions,Jean-Pierre Jullian, Adrien Dennefeld et Guillaume Séguron.


 Appartenant avec Le Mythe de Sisyphe ainsi que les pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu au cycle de l’absurde, cette œuvre superbement adaptée et réalisée ne laisse personne dans l’indifférence. C’est du lourd !


Le public l’a bien compris qui longtemps applaudira.


 


PierPatrick


 


L'étranger "Réminiscences"


Interprétation et mise en scène : Pierre-Jean Peters


Création musicale : Jean-Pierre Jullian, Adrien Dennefeld et Guillaume Séguron

Adaptation : Olivier Malrieu

Création Lumière : Nathalie Lerat