Morts sans Sépulture

  

  

Résumé

1941. Cinq résistants sont faits prisonniers par la milice française. Dans l’attente d’être interrogé, chacun se retrouve seul face à ses doutes. Parler ou se taire ? Dès la première torture et l’arrivée de leur chef, arrêté sous une autre identité, tout bascule, les rancœurs et les doutes se déchaînent, le changement psychologique des résistants est brutal.

Chez les bourreaux comme chez les résistants, entre solitude et fraternité, lucidité et folie, les sentiments se confondent. L’orgueil est omniprésent.

A présent le seul but est de « gagner».

Le défi

La gorge semble un peu nouée, parfois, le geste alors se désynchronise un peu, posant ce millième de seconde à le réhabiter, mais bon sang !, qu’ils sont beaux ces neuf-là, ces gamins, à se payer du Sartre. Il y a comme du Gavroche là !

Demandez à Cuny, demandez à Vitold.

Du sang neuf dans les veines du théâtre, voilà de quoi donner de l’air au grand poumon de l’Art.

Audrey Bertrand, demoiselle de 22 ans, signe là une jolie mise en scène, sobre, dépouillée, intense. Son parti pris est d’expliquer que « le contexte de la Seconde Guerre mondiale n’est pas primordial et que l’intensité des sentiments et des engagements pourrait être identique aujourd’hui ».

Allons, braves gens, n’hésitez pas un soir de Festival, à mener vos appétits vers ce charmant espace dédié au spectacle, le Théâtre Au Bout Là-bas, et comme je le pressens, vous serez heureux d’encourager le développement de la Compagnie de l’Ombre Noire.

Mention spéciale à la programmation du Théâtre Au Bout Là-bas.

J’en suis sorti chaud, chaud, dedans.


PierPatrick