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Prose et Poésie

Fécalement Votre




La merde ?... Elle est partout! Jusque dans le souris

A pleines dents du con qui va chiant sa vie

Jusque dans l’oeil qui boit sa larme inassouvie

Et qui crache -d'odeur en odeur- son mépris.


Merde tous azimuts, merde-dédicatoire

Des livres d'or du Temps, qui déverse ses flots

Bouillons de troupes-choc, et sue sur mes sanglots

Quelque poison que l'on distille après... pour boire.


Tous les jours on en chie des kilos sans raison.

Cette fortune-là, faut-il que je la perde?

Messieurs les percepteurs, allez, taxez la merde,

L’épargne-étalement aura bien des saisons.


Hier, j’étais poète avec des yeux-nuage

Un cœur-fleur buissonnière éclose en un fumier

Chaud de richesse, et vieux, vieux comme un vieux larmier

De bête libre, et beau, beau comme un beau voyage.


Ce jour, Poète.. .0ui mais, quel fumier dans mes yeux!

Fleurs ? Oui mais  dessous! Et mon coeur s'en dégoutte

Crotte et crotte, côte à côte, s'égoutte et goutte,

Et j'espère un buvard pour vider les vicieux.


L’excrémentiel bat la mesure et, solitaire

Et flou, je m'harmonise en jurant des frissons

Noirs de mouches-rictus et de bouches-buissons

Pour buvarder la merde!... Alors, un volontaire?


Quand nous aurons nagé nos vies sur nos buvards,

Qu'il nous faudra passer l'éponge à nos consciences

Et crever en chiant des souffles d'impatience,

Il restera toujours l'Odeur de nos retards.


Hier, j'étais un peintre avec des yeux-déluge,

Un cœur-pluie-arc-en-ciel, une âme-fleuve-en-feu,

Des mains-visions d'amour grisées par un cheveu

Mouil1é de femme où vont se blottir mes refuges.


Aujourd'hui, peintre... Oui, mais, la merde sent dessous;

Et, sans dessus dessous je vais ma vie en marge!

Je saigne à ton cheveu, mon rêve emporte au large

Quelque odeur épinière et, griffé, je l'absous!



Quand nous aurons  nagé nos vies sur nos consciences,

Qu'il nous faudra passer l'éponge à nos buvards,

Il restera toujours sur nos portraits blafards

L'Ombre de nos pudeurs puantes sans patience,




L'Ombre de nos Néants géants et sans sommeil,

L'Ombre de nos pourquoi, l'Odeur de nos réponses!

La merde va  sa course, et jamais ne renonce

Pour noircir l'Horizon à danser au soleil!



Je contemple la terre encore imbue d'histoire:

C'est un énorme cul coupé par l'Equateur

Où l'homme, ce néant chié d'un créateur,

Sert soit de laxatif soit de suppositoire!



Quand nous  aurons nagé nos vies sur nos néants

Qu'il nous faudra passer l’éponge à l’impatience,

Il restera toujours l’Ombre de nos consciences,

L’Ombre de nos buvards, l’Odeur d’un cœur béant



Le mien...! La merde va précédant mes chimères,

Et je creuse ma tombe où je sens mes amours

Dans la fosse septique où je pisse mes jours,

Bavardes puanteurs de mes gaietés amères.


La merde est bien partout! Jusque dans le souris-

A pleines dents du con qui va chiant sa vie,

Jusque dans l'oeil qui boit sa larme inassouvie

Et qui crache -d'odeur en odeur- son mépris.


Je mets la tête en un bidet et je m'y vautre...

Vais-je tirer la chasse?... Oh! Je veux me surseoir.

Révérende Merde Supérieure, Bonsoir! ,

Je tire mon chapeau...et... fécalement Votre !


  

au galop


Ah! Comme j'ai couru, Au galop ! au galop !,

Quand j'étais un cheval.

Comme j'en ai couru des voyages

-Des voyages magiques­

Au delà des frontières,

Quand j'étais un cheval.

Au galop! au galop!.

J'ai rencontré beaucoup de monde,

Du beau monde, du monde bien:

Des oiseaux, des étoiles,

Le Bon Dieu peut-être!,

Des chiens, des chats

- J'ai toujours aimé les chats!­

Au galop, des forêts,

Au galop, des fontaines,

Et la source Hippocrène.

Ah! Comme j'ai couru au galop, au galop,

Quand j'étais un cheval.

J'ai même gagné des courses!

Je cours encore

Au galop parfois.

Je cours encore

Je suis encore un peu cheval

Et j'aime encore

Toujours

Les chats!

J'ai même gagné des courses.

Au galop !



  

papier



Je ne suis que papier et je sers l'Ecriture
Mot à mot, lettre à lettre, et je suis tour à tour
Billet doux, confidence, adieux et signature,
Et J'accroche la rime aux ailes de l'Amour.

Je ne suis que papier et je creuse des villes
Trous à trous; traits à traits, je dénonce l'horreur
Autant que la beauté, je colporte, servile,
L'imposture et la foi, la justice et l'erreur.

Je ne suis que papier et je mords le silence
D'une encre guillotine et je peux, chaud ou froid,
A coups d'humilité comme à coups d'insolence
En glissant d'un tiroir, éveiller quelque effroi.

Je ne suis que papier et je sers la Magie
Et je sers la couleur, ciel à ciel, et je peux
D'un seul or, d'un seul point, éclater dans l'orgie
Ou vibrer dans le rêve ... pour jaunir peu à peu.


Je ne suis que papier et veux être Romance,
Souffle d'air frais, bouquet de fleurs ou papillons
Et porter dans ma fibre un flot de tourbillons,
Vague à vent, flamme à fruit et sourire à l'enfance.

Je ne suis que papier et je sais les soupirs,
Et je sais les douceurs de l'amant Majuscule
Qui pleure et se confesse afin de s'assoupir
Le coeur, en me perlant des fleuves de virgules.

Je ne suis que papier et je cours dans le Temps,
N'importe où, suspendu dans l'ombre, la poussière,
Bulle, glacé, mâché, sans âge ni frontière,
Qu'on adule ou méprise, un Papier qui attend.

Mais je suis le papier de celui qui m'assume
Ou me froisse, ou m'étreint, de celui qui me sait,
De celui qui m'espère, et quand on me consume
J'emporte dans ma cendre un rêve et un regret




  

A

E

I

O

U

I grec


Aïe ! aïe ! aïe !

Eïe ! eïe ! eïe !

Iïe ! iïe !iïe !

Ouïe ! ouïe ! ouïe !

Uïe ! uïe!uïe!


Je me gratte

Tu te grattes

Il se gratte

Nous nous grattons

Vous vous grattez

Ils se grattent


On se gratte !


Hé ! hé !...


C’est à cause du bouton qu’on se gratte !


Ah ! ah !

Eh !eh !

Ih ! ih !

Oh !oh !

Uh ! uh !

Ih ! ih … grec !


  

Rapace



Rapace, où sont tes ailes?

Requin, tes ailerons?


A moins que tu ne sois

Ni de mer, ni d'espace,

Ni requin, ni rapace,

Mais tout simplement Toi,

Vipère !


Mais quand tu bas de l'aile ou bien de l'aileron,

Je pense à toi, Vipère,

Comme à l'ange blessé, comme à la feuille morte

Ou comme à la sirène un peu trop tôt noyée;

Mais quand tu bas de l'aile ou bien de l'aileron,

C'est moi qui suis l'espace,

C'est moi qui suis la mer,

Tout simplement pour Toi,

Vipère !


Et je serai requin,

Et je serai rapace,

Pour vaincre les requins, pour vaincre les rapaces;

Et je ferai danser la mer, danser l'espace,

Tout simplement pour Toi,.

Vipère!


Pour que tu danses dans la mer,

Pour que tu danses dans l’espace,

Avec une aile neuve et des ailerons d'or !

Car quand tu bas de l'aile ou bien de l'aileron,

Je ne pense qu'à Toi,


Vipère !




  

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